Spoutnik est un cinéma historique né en 1986 dont l’engagement est resté fidèle à sa ligne de résistance.
Cinéma satellite au sein de l’Usine, cinéma tournant en orbite à l’intérieur de Genève, cinéma gravitant autour d’œuvres hors-système, d’astres invisibles ou de planètes mal connues, Spoutnik est un appareil qui permet de créer des microcosmes en dehors de la rentabilité-machine-industrie du cinéma commercial. C’est un espace dédié aux films — mais pas que — qui expérimentent, cherchent, et s’interrogent, à la marge.
Avec l’appui de l’Etat et de la Ville de Genève, du Département des affaires culturelles et de la Loterie Romande.
Le Camp de Thiaroye
Ousmane Sembène
Sénégal, Algérie, Tunisie · 1988 · 153' | VOstFR
JEU 19.03
18:00 — projection 21:00 — discussion autour d’un repas à prix libre
Soirée organisée par GENÈVE PALESTINE
Le Spoutnik accueille le collectif GENÈVE PALESTINE pour une série de neuf projections, à raison d’une séance par mois, dans le cadre d’un cycle décolonial.
L’espace ainsi ouvert se veut un lieu populaire de réflexion, d’éducation politique et de dialogue autour des luttes de libération à travers le monde.
À travers des films et documentaires palestiniens et internationaux, ce cycle propose de faire vivre la mémoire des résistances, de tisser des liens entre elles et de nourrir de nouvelles formes de solidarité. Chaque projection sera suivie d’un temps de discussion et d’échanges, accompagné d’un repas. Pour ce deuxième rendez-vous, le collectif propose la projection du film Le Camp de Thiaroye.
Interdit en France à sa sortie en 1988, Le Camp de Thiaroye retrace un épisode longtemps occulté de l’histoire coloniale : celui des tirailleurs ouest-africains ayant combattu pendant la Seconde Guerre mondiale. Après avoir affronté les nazis et survécu aux camps de prisonniers, ces soldats sont rapatriés au Sénégal où ils subissent racisme, soldes impayés et humiliations. Leur révolte sera violemment réprimée par l’armée française lors du massacre de Thiaroye en 1944.
Le film a reçu le Grand Prix du Jury à la Mostra de Venise (45e édition). Il fut interdit en France pendant près de dix ans et censuré au Sénégal.