Spoutnik est un cinéma historique né en 1986 dont l’engagement est resté fidèle à sa ligne de résistance.
Cinéma satellite au sein de l’Usine, cinéma tournant en orbite à l’intérieur de Genève, cinéma gravitant autour d’œuvres hors-système, d’astres invisibles ou de planètes mal connues, Spoutnik est un appareil qui permet de créer des microcosmes en dehors de la rentabilité-machine-industrie du cinéma commercial. C’est un espace dédié aux films — mais pas que — qui expérimentent, cherchent, et s’interrogent, à la marge.
JEU 07.05 — 20:30
en présence d’Alice Fuchs (Programmatrice Visions du Réel)
DIM 10.05 — 20:30
MER 13.05 — 20:30
VEN 22.05 — 20:30
Le Spoutnik est allé, comme chaque mois, pêcher ici et là quelques films restés sans sortie en Suisse. Ces découvertes se déclinent en formats variés : courts, moyens, longs ou très longs métrages.
Ce mois-ci : Bouchra, un véritable coup de cœur au Spoutnik. Le film nous arrive enfin après son succès lumineux au festival Visions du Réel. L’humour y opère avec finesse et arrive toujours à la rescousse pour transformer avec tendresse le mélo en catalyseur d’auto-analyse. À travers l’auto-fiction, a priori axée sur la relation de l’artiste à sa mère et le difficile dialogue suite à son coming out, le film distille de subtiles réflexions sur les tentatives de faire coïncider nos différentes identités sociales, sexuelles, culturelles, diasporiques, politiques.
Bouchra, cinéaste marocaine installée à New York, traverse une crise créative. Un appel de sa mère depuis Casablanca réveille des émotions qu’elle transforme en fiction en imaginant un alter ego animé : un jeune chacal qui tente de faire son coming-out.
Réalisé en animation par Orian Barki et Meriem Bennani, le film prolonge l’esprit de 2 Lizards, leur série devenue virale pendant le confinement, où la vie quotidienne était racontée avec humour et une grande sensibilité. Ici encore, cette forme libre et inventive permet de donner corps aux doutes, aux liens familiaux et aux élans du cœur